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Journal de Bord - Jour 14 : Etre fière de me dépasser

21 août 2022

 


Nous sommes le Mercredi 6 Octobre, il est 17h51, je pense que le sol est sec alors je me lance dans la rédaction de ce dernier Journal De Bord pour aujourd’hui avant de retourner à mon rangement et à mes lessives. Je vais vous raconter mon quatorzième jour de voyage, le Lundi 27 Septembre 2021.

Sans vous mentir, au réveil ça n’a pas été du tout la folie. J’ai concrètement cru que j’étais en train de mourir. J’avais super froid, impossible de se réchauffer, je ne comprenais pas pourquoi. Jusqu’au moment où j’ai découvert qu’il faisait 5°C degrés dehors, que je n’avais pas mis le chauffage et qu’il faisait 12°C, 13°C maximum dans la chambre. Tout s’explique ! Une fois le chauffage enclenché ça va un peu mieux. Ensuite, je me rends compte que j’ai super mal aux muscles des doigts, au niveau du coude, j’ai plutôt mal à la cage thoracique quand j’essaye de respirer. Je ne comprends pas du tout, surtout que des douleurs aux muscles des doigts ça ne m’est pas arrivé depuis l’escalade, donc c’est l’incompréhension totale. Se lever c’est compliqué, j’ai vraiment l’impression que je vais y rester. Super le voyage ! Je pense même si je ne fais pas un choc toxique ou quelque chose dans le genre et me rappelle qu’en 48 heures mon état peut gravement se dégrader. J’arrêter de regarder les symptômes sur internet, ça ne sert à rien si ce n’est m’angoisser plus qu’autre chose. Et me souviens, qu’hier j’ai nagé comme une dingue, que je me suis vraiment éclatée sur la séance, que les courbatures aux doigts doivent venir de là, et les douleurs à la cage thoracique aussi, l’apnée ça fait très longtemps que je n’en n’avais pas fait. Tout va bien, je ne vais pas mourir dans les heures qui suivent. J’appelle ma maman, et sens que les douleurs sont de moins en moins fortes, c’est bon, c’était juste de courbatures. J’en profite pour lire tranquillement avant de me lever, n’oublie pas de moins buriner pour mes prochaines séances de piscine. Parce que j’ai repris comme si je n’avais jamais arrêté, sauf que visiblement la pause fermeture des piscines dû au covid ne m’a pas fait le plus grand bien du tout.

Je me lève tranquillement et décide de faire ma petite séance de sport, en admirant le lever du soleil sur la montagne. C’est incroyable ! Oui oui, vous avez bien lu, deux heures avant je pensais que mes heures étaient comptées au point de me dire qu’il valait mieux appeler les pompiers qu’ils viennent me chercher plutôt que j’essaye de descendre de la montagne. Complètement folle cette fille ! Bref, je fais ma petite séance de sport, je m’éclate, je ne regrette pas du tout de l’avoir fait puisqu’après ça, plus aucune douleur au niveau de la cage thoracique, et encore un peu pour les doigts mais presque rien. Me voilà requinqué, du coup j’en profite pour enchainer sur la piscine dès qu’elle va rouvrir. Mais cette fois ci, je n’oublie pas, j’y vais tranquille. Et je vois bien qu’effectivement mes courbatures viennent de mes mouvements. Je suis bien soulagée.

Je me régale de mon repas, quel bonheur que je sous-estime si souvent. Une fois le ventre plein, je me mets en tenue et pars pour une nouvelle escapade. En allant au Lac samedi, je suis passée par l’autre côté de la montagne et pu apercevoir un point de vue incroyable, objectif de l’après-midi, y aller en vrai et à pied. Ce n’est pas très loin de là où je suis mais décide de m’avancer quand même un peu en voiture. Une fois la voiture garée c’est parti. Pour commencer je n’ai pas su trouver le début du sentier, uniquement celui qui revenait sur mes pas, alors j’ai choisi de longer la route. C’était parti, je marchais sans vraiment savoir où je n’allais ni pour combien de temps j’en avais. La vue commence à être magnifique, j’aperçois des vaches, est-ce que ce sont-elles que j’entends tous les soirs rentrer à l’étable ? Je ne sais pas. Je vois aussi des petites crottes d’herbivore, cerf, chevreuil, biche, autre chose, aucune idée. En tout cas, je n’aurai pas vu de petite marmotte, ni quoi que soit d’autre si ce n’est beaucoup d’oiseaux, et surtout je croisais les doigts pour ne pas tomber sur un ours ou quelque chose du genre. Ce serait dommage. Je remonte les remontées mécaniques, c’est si étrange de les voir vertes, sans neige. Je me trouve même devant des pistes de ski et de luge, toutes vertes, dans leur plus simple apparat. Une fois gravies, parce qu’évidement je n’avais toujours pas trouvé le chemin … Nounouille que je suis ! J’ai cru avoir oublié un poumon, mais j’étais si fière de moi ! La vue est tout simplement incroyable, devant moi ce dresse le Mont Blanc et ses acolytes. Je pensais qu’il y avait que ce point de vue, mais quelle ne fut pas ma surprise quand je suis allée de l’autre côté et que j’ai découvert une vue imprenable sur le Lac du Bourget juste en dessous. Incroyable ! Tout simplement incroyable comme vue. Je suis scotché, c’est si beau et je suis si fière de moi, d’être montée tout en haut à pied (oui parce qu’après j’ai découvert qu’il y avait un accès jusqu’en haut pour les voitures). Mais j’en ai que faire, la vue est si belle, et je suis montée à pied jusque-là, sans prendre le bon chemin qui plus est. Quelle fierté d’être là ! Un sentiment indescriptible et cette vue ! Après avoir bien profité, il est temps tout de même de retrouver la voiture. Je profite de redescendre en même temps qu’un petit groupe de randonneurs pour voir où est ce fameux sentier. Ils marchent bien plus vite que moi, mais j’arrive quand même à trouver l’entrée, il ne me reste plus qu’à suivre les panneaux. Moi qui pensais descendre tranquillement jusqu’à la voiture, pense-tu ! Mes mollets n’auront pas été épargnés, mais pour ma première rando, avec pour but de faire une randonnée, je suis plutôt très fière de moi.

Une fois revenue à la voiture, effectivement, le sentier je ne l’aurai pas imaginé là, j’aurai eu quelques difficultés à le trouver. Et puis ces champs dans lesquels je suis passée, incroyables, ça y est, je l’ai trouvé ma montagne. Même si je pense que je suis trop haut. L’endroit qui me conviendrait serait plus au pieds, pour pouvoir profiter pleinement de sa splendeur, pouvoir vivre tranquillement avec toutes les commodités de la vie normale. Le moment est venu de faire ma réservation pour la semaine prochaine. Sans être forcément convaincue, je décide de prolonger d’une semaine ma présence dans ce logement. Finalement je crois que j’aime bien. Certes, je suis trop haut dans la montagne à mon goût, mais je n’arrive pas à trouver plus bas. Donc me voilà parti pour une semaine de plus, et puis je sens que je ne pourrai vraiment pas me passer de la piscine. Alors c’est signé, c’est parti pour une semaine supplémentaire !

Ce soir-là, je me couche si fière de moi, de ces kilomètres parcourus, grimpés et descendus, de cette vue incroyable et que je ne pensais pas découvrir. Fière de ce voyage que j’ai décidé de faire, fière d’avoir tout quitté sans vraiment savoir ce que j’allais trouver. Si heureuse et reconnaissante de profiter des petits cadeaux que la vie m’offre, si heureuse de me donner les moyens d’atteindre mes buts/objectifs et de croire en moi, croire que j’en suis capable.

Aujourd’hui nous sommes le dimanche 21 août 2022, il est 14h38, après une longue pause miam miam plus que méritée, je me relance dans la publication du récit de mon périple. C’est avec une de mes musiques préférées pour la concentration que je me replonge dans ces journées riches en émotions.
Relire les mots que j’ai écrit il y a plusieurs mois déjà, relire les moments qui étaient mon quotidien mais surtout relire mes émotions, mes sentiments est quelque chose d’incroyable. Je suis si fière aujourd’hui de la Julie qui a manqué perdre un poumon ce lundi 27 septembre 2021 en crapahutant le Mont Revard. Cette fierté quand je suis arrivée en haut et même avant d’arriver en haut. Ce sentiment tout bonnement incroyable de satisfaction et de reconnaissance d’avoir parcouru autant. En relisant ces lignes je me rappelle encore de ce ressenti juste fou. Je suis si fière de tout ce chemin parcouru.
Nous sommes toujours le dimanche 21 août 2022, il est 15h08, et il est temps pour moi, le cœur gonflé de fierté de vous programmer cet article.

Journal de Bord - Jour 13 : Que la nuit porte conseils


Nous sommes le Mercredi 6 Octobre 2021, il est 17h26 et je vais vous raconter mon treizième jour de voyage, la journée du Dimanche 26 Septembre 2021.

Ce matin, je prends le temps de vivre, de savourer le moment présent en cuisinant, en admirant la beauté de la nature qui s’offre à moi. Je prends également le temps d’aller nager. Mâtiné très cocooning et si agréable.

Je prends beaucoup de temps pour mettre à jours mon CV et ma lettre de motivation. Lecture et relecture du CV et de la lettre par la Mama, je prends mon courage à deux mains et postule à l’offre. J’aimerai vraiment être prise à cet endroit, rien que d’y penser j’ai des petites étoiles qui brillent dans les yeux. Ce serait la réalisation d’un rêve tout simplement incroyable.

Rien que d’imaginer ne serait-ce que quelques secondes que peut-être je pourrai aller travailler là-bas, je me sens remontée à bloc, prête à vaincre le monde entier. Cette sensation d’empouvoirement est tout simplement incroyable !

Nous sommes dimanche et le grand questionnement se repose, où vais-je aller la semaine prochaine ? Là, c’est la grosse indécision, je me suis fixée de réserver le dimanche pour la semaine qui suivait, mais là, je souhaiterai remonter un peu vers la Suisse ou vers le poste pour lequel j’ai postulé, mais je ne trouve rien de particulier. Je reste plutôt bien placée, il y a une piscine là où je suis et je sens que j’en ai bien besoin… Est-ce que je ne resterai pas une semaine de plus ici ? Tout ce que je sais c’est que j’ai encore besoin d’avoir un logement toute seule et que j’ai encore envie d’être dans le coin. Je me laisse jusqu’à demain soir pour réserver. Qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Je ne sais pas.

Que la nuit me porte conseils.

Aujourd’hui nous sommes le dimanche 21 août 2022, il est 12h14, la photo de couverture de l’article est prête. Une petite relecture et mise en page et il sera fin prêt pour être programmé.
Aujourd'hui nous sommes toujours le dimanche 21 août 2022, il est 12h22 et je crois que l'on ne m'arrête plus, l'article est mis en page, relu et programmé. La question est quand vais-je m'arrêter ? ^^

Journal de Bord - Jour 12 : Toucher un rêve du bout des doigts


Aujourd’hui, nous sommes toujours le Mercredi 6 Octobre 2021, il est 17h00 et je vais vous raconter mon douzième jour de voyage, la journée du Samedi 25 Septembre 2021.

Après la multitude de questions que je me suis posée, ce matin ce n’est pas l’humeur folle non plus. Mais ce matin il fait beau et chaud, du coup je me décide pour aller au Lac du Bourget, près de Aix-les-Bains, mais avant ça et surtout avant qu’il ferme je fais une petite halte au marché. Au niveau de l’humeur ça commence à aller beaucoup mieux, les gens sont très gentils, souriants, me redonne un peu le goût de la vie dans un si bel endroit.

Après mes quelques emplettes de fruits et légumes au marché, je me dirige vers le lac. Une fois arrivée, je décide de profiter du temps incroyable et de la vue qui l’est tout autant pour m’installer sur un banc et profiter pleinement du moment présent. Regarder les familles autour de moi vivre leur vie, les bateaux naviguer dans l’eau, les petites vagues et surtout admirer cet endroit tout simplement magnifique. Prendre le temps de regarder la vie se dérouler devant mes yeux est si agréable.

J’en profite pour appeler mes proches, prendre des nouvelles de ceux que je n’avais pas pu avoir il y a quelques jours. Ça fait tellement de bien d’avoir ses proches au téléphone, même si je ne peux pas les avoir près de moi, ça me permet de les garder tout près de mon cœur.

A cet endroit, je me sens beaucoup mieux, mon cœur est comme apaisé. Je ne regrette absolument pas d’être venu, c’est magnifique.

Je fais quelques courses pour la semaine à venir, me régale déjà à l’idée des bons petits plats que je vais pouvoir me concocter. Un régal ! C’est bon signe, je retrouve le goût et surtout l’envie de me faire de bons petits plats. Si vous voulez mon avis, c’est une très bonne idée pour se remonter le moral, prendre le temps de cuisiner et en plus de faire des plats que l’on aime. En tout cas, pour moi ça marche toujours !

Je rentre sans trop tarder pour pouvoir nager avant que la piscine ne ferme. Si vous voulez tout savoir, je me suis faite mettre dehors avant d’avoir fini toutes mes longueurs, j’étais un peu triste, mais bon c’est le jeu. A choisir entre rester une heure de plus au Lac ou à la piscine, je choisi mille fois le Lac, alors ce n’est pas grave.

En rentrant, je prends le temps de cuisiner, de déguster. Incroyable ! Je suis si contente d’avoir fait les courses et d’avoir pensé à ces plats qui me font toujours super plaisir. Je me suis régalée.

Je suis super contente de cette journée, j’ai pu faire plein de choses, profiter pleinement du moment présent, me rendre compte petit à petit que ça y est, je suis vraiment partie et je suis en train de toucher du bout du doigt mon rêve. Ça fait bizarre. Je ne pensais pas ressentir ce genre de sensation, aujourd’hui, je me sens soulagée et au bon endroit.

Aujourd’hui nous sommes toujours le dimanche 21 août 2022, il est 11h39, je viens de terminer la photo de couverture de cet article, je me lance dans la mise en page de l’article et les relectures.
Nous sommes toujours le dimanche 21 août 2022, il est 11h52, il ne me reste plus qu'une dernière petite relecture et je pourrai programmer la publication de cet article.

Journal de Bord - Jour 11 : Quelques longueurs

 


Aujourd’hui, nous sommes le Mercredi 6 Octobre 2021, il est 16h39 et je me suis installée sur le canapé en attendant que le sol sèche, quel meilleur moment pour continuer de vous raconter mes péripéties. Je vais vous raconter la journée du Vendredi 24 Septembre 2021, mon onzième jour de voyage.

Ce matin-là, je me réveille et ça ne va pas trop. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais je n’ai pas le moral. Ça me déprime de savoir que pour faire la moindre activité il faut une demi-heure de route (alors que c’est pourtant exactement ce que je cherchais). Il y a des travaux à côté du chalet, le marteau piqueur en continu … super ! Je suis un peu déçue du paysage que j’ai pu voir sur la route hier, aux pieds de la montagne c’est incroyable, mais une fois qu’on est en haut c’est beaucoup moins impressionnant. Je suis d’humeur un peu bof, j’en n’ai rien envie de faire, et pourtant ne rien faire m’agace au plus haut point. Je n’arrive pas à savoir pourquoi j’ai cette humeur, il ne s’est rien passé de particulier, du coup je pense que c’est soit hormonal, soit une petite baisse de moral.

Alors je profite de ce temps pour moi. Je vais découvrir la piscine, profite à fond de nager. Ça faisait si longtemps ! Peut-être deux ou trois ans, déjà, que je n’avais pas pris le temps de nager, de poser mon cerveau et juste de nager. La natation c’est comme une thérapie pour moi, pendant que vous nagez, il ne peut rien se passer, alors en faisant des longueurs je réfléchis ou pas d’ailleurs. Pendant que vous nagez vous ne pouvez pas passer à côté des choses qui vous tracasses, le corps est en pilote automatique pour les longueurs et le cerveau a la voie libre pour penser à ce qu’il veut.

Ce petit moment de piscine m’a fait énormément de bien, et je me rends compte à quel point ça m’avait manqué et ça me fait du bien de nager.

Une fois sortie, ça va un peu mieux, même si ce n’est pas la grande forme. Alors je cherche des idées de repas pour les courses que je vais faire le lendemain. Gros programme ! Maintenant que je suis toute seule, je me sens bien mieux. Je me rends compte à quel point je n’arrivais pas à prendre le temps de cuisiner de vrais plats quand je ne suis pas dans ma cuisine, mon espace à moi.

J’ai prévu pour ce séjour de prendre le temps d’être avec moi, de faire ce que je veux, visiter ou pas si ça me chante. Prendre le temps de réaliser que j’avais tout quitté. J’ai le cœur si lourd, et je n’ai pas la sensation d’être au bon endroit au bon moment comme je l’avais au précédent endroit. J’ai peur de ne pas me plaire ici, j’ai vraiment sincèrement peur d’avoir fait tout ça et de me rendre compte que ça ne me plait pas du tout. L’ambiance est complètement différente avec les gens que je croise, ils ne disent même pas bonjour et là plus part ont d’inscrit sur le front « Ne me parlez pas je suis là en vacances, je veux qu’on me laisse tranquille. », pas du tout la même ambiance. Ce qui est assez paradoxal, puisqu’en réservant, je me suis justement dit que je voulais un endroit où je serai toute seule et qu’on me laisserait tranquille…

En résumé une humeur pas au top et beaucoup de questionnements.

Aujourd’hui nous sommes le dimanche 21 août 2022, il est 10h58, il est temps pour moi de vous préparer la photo de cette drôle de journée ou le moral n’était pas au top.
Il est maintenant 11h09, l'article est mis en page, il a sa photo de couverture, c'est parfait. Il ne me reste plus qu'à le relire encore une fois et de programmer sa publication.

La Loi de Parkinson - Episode 1 : Etat des lieux

20 août 2022



Aujourd’hui nous sommes le samedi 20 août 2022, il est 17h44, je me suis posée à une petite table après avoir fait une bonne marche, face à notre belle montagne. Quoi de mieux pour laisser courir mes doigts sur le clavier et vous conter mon expérience avec cette Loi.

Nombreux d’entre vous aurons déjà entendu parler de cette Loi, notamment si vous vous intéressez au développement personnel ou à la productivité. Pour celles et ceux qui seraient passés à côté, la Loi de Parkinson c’est ça : Tout travail augmente jusqu’à occuper entièrement le temps qui lui est affecté.

Vous ne voyez pas forcément où je veux en venir ? Je vais vous donner un exemple très concret. Il y a bientôt un an maintenant je suis partie en voyage, par passion de l’écriture mais surtout par envie de laisser une trace, pour ma moi future mais aussi pour tous les moments de coups de mous. Relire ces passages, me replonger dans ces moments où j’étais si loin de me douter de ce qu’il allait m’arriver, si loin d’avoir une idée du tournant qu’allait prendre ma vie.

En commençant ce voyage, j’avais envie de conter chacune de mes journées, chose que j’ai tranquillement commencé à faire en prenant chaque jour des notes de ce que je faisais, comment je me sentais … Et puis, quand j’avais du temps, au fur et à mesure j’écrivais les articles et postais les photos de chacune de mes journées de voyage. Je n’étais déjà pas particulièrement à jour, parce que ça prend plus de temps que ce que l’on pense et ce n’était pas ma priorité.

Mais surtout, soyons honnêtes, je préférais passer du temps à glandouiller ou papillonner. Ce n’était clairement pas de l’énergie mieux investie mais la procrastination c’est toujours beaucoup plus facile que de réfléchir deux secondes pour produire quelque chose, peu importe quoi d’ailleurs.

Très rapidement je n’ai plus eu de wifi dans un logement, du coup tout de suite, ça laisse plus de temps pour écrire. C’est à ce moment que j’ai rédigé nombreux de mes articles mais surtout j’ai étoffé mes notes pour plus facilement pouvoir écrire les articles par la suite. Le logement suivant quant à lui avait du wifi, je me suis donc dit que j’allais en profiter pour me mettre à jour sur tous les articles qu’il me restait à poster. Choix assez stratégique puisque ce logement était tout petit, dans un endroit que j’ai très peu visité. Vous sentez venir le point qui cloche ?

A ce moment ci de ma vie, je n’avais absolument aucune concentration, la totalité de ma capacité mentale était à attendre une réponse qui allait probablement changer le cours de ma vie. J’ai donc passé plusieurs journées à attendre que le temps passe, d’espoir d’être le plus vite possible plusieurs heures, et même plusieurs journées plus tard. Je n’ai pas rien fait de mes journées non plus, j’ai beaucoup marché pour évacuer la frustration de l’attente, j’en ai profité pour appeler mes proches également. En plus de ça, la connexion n’était vraiment pas dingue, mais là encore je me cherche des excuses.

Quelques temps plus tard, mon voyage c’est terminé, j’ai trouvé un nouveau logement où j’avais de nouveau du wifi, je me suis donc dit que j’allais pouvoir en profiter pour terminer de vous conter ce voyage. N’ayant pas pris beaucoup d’affaires avec moi, je ne pouvais donc pas avoir beaucoup de distractions en sortant du travail. D’autant plus que j’étais dans un logement provisoire. Je me suis même dit que le blog allait pouvoir retrouver ces grandes heures de gloires, puisque maintenant j’habitais de nouveau seule, je n’avais plus de devoirs, un monde nouveau s’offrait à moi et j’avais une multitude de choses à vous écrire. Si vous situez à peu près cette période, vous pouvez non sans mal constater que je n’ai pas publié les articles permettant de vous conter l’intégralité de mon périple. Si vous regardez mon compte Instagram, vous ne verrez probablement pas beaucoup de photos de cette période ci.

Evidemment, quand tu as du temps, tu prends tout ton temps. En débutant cette série d’articles, je m’étais laissée un an maximum pour tous les poster. Je me souviens même me dire qu’un an pour conter une aussi courte durée c’était largement suffisant. Et puis le temps a passé, j’ai commencé à voir une nouvelle routine, un nouveau quotidien. J’ai pu me trouver plein d’excuses, plein de contraintes complètement imaginaires que je m’inventais. En fait non, je ne me les imaginais pas, c’est sûr qu’il est plus simple de rester assise sur son canapé que de réfléchir pour créer, mettre en place et réaliser quelque chose de bien qui en plus nous tiens à cœur. Alors j’ai passé de nombreuses heures à glandouiller sans y prêter attention. J’ai passé beaucoup d’heures à faire autre chose, à meubler ma vie par des moments incroyables certaines fois, mais j’ai surtout passé beaucoup de temps à ne rien faire. Du temps en quête d’objectifs, de passions, d’activités, du temps en quête de moi en somme. J’aborderai ce sujet dans un autre article, celui-ci risque d’être déjà assez long.

Et puis je suis tombée malade, à nouveau. Rien de bien méchant mais obligée de restée à la maison. Comme à mon habitude lorsque je suis malade, je reprends l’écriture du blog. Je ne sais pas pourquoi ces moments plus que d’autres. Surtout qu’à chaque fois je remarque à quel point ça me manque et qu’il faut que je retrouve cette activité plus régulièrement dans mon quotidien. A ce moment-là, je me rends compte que nous sommes au mois de juin et qu’il y a à peine quatre articles de postés. Certes ils sont tous finis de rédigés, mais quoi de plus frustrant que je les savoir justement quasiment fini et toujours dans mes brouillons. C’est aussi à ce moment précis que je me souviens de cette dead-line, les articles doivent tous être postés avant l’anniversaire de ce périple. A ce moment-là, je me dis, pas de soucis, l’intégralité des articles seront postés avant la fin de l’été, absolument aucun souci. Je réinstalle l’application Instagram sur mon téléphone, commence à trier les photos, poste quelques articles sur le blog. C’est sans compter sur une charge énormissime de travail qui c’est gentiment ajouter au travail, là pour le coup ce n’est pas pour me chercher des excuses. Mais également les vacances, les beaux jours … J’ai tout de même posté quelques articles, de temps à autres, quelques photos …

Me voilà arrivée au 20 août 2022, je me rapproche dangereusement de cet anniversaire, de cette dead-line et seulement onze articles sont en lignes… Comment vous dire que je suis loin mais alors très loin de mon objectif pourtant si évident d’avoir fini de poster tous les articles avant la fin de l’année.

Il me reste donc un peu moins d’un mois, 25 jours pour être exacte pour terminer de mettre en ligne l’intégralité des articles de ce voyage, soit près de 24 articles... Autant dire que je vais devoir être bien plus efficace que ces onze derniers mois. Ce qui signifie que je vais activer le Monk Mode et terminer en temps voulu ce challenge (qui n’en n’était absolument pas un lorsque je l’ai commencé il y a bientôt un an).

Cet article constitue le premier d’une série sur la Loi de Parkinson, qui permettra de suivre mon avancée mais également de trouver et vous partager de techniques qui fonctionnent et que vous pourrez appliquer à votre tour au quotidien.

L’objectif et le ton sont donnés : terminer la série Journal de Bord avant la date fatidique de l’anniversaire.